LE NUMÉRIQUE NOUS FÉDÈRE !

Étant donnée la nature massivement numérique de la production des acteurs du patrimoine technique, il était nécessaire d’envisager une approche double Sciences pour l’Ingénieur/Sciences Humaines et Sociales et Universitaire/Industrielle.

Le consortium est composé de quatre partenaires académiques :

Ecole Centrale de Nantes, Institut de Recherche en Communication et Cybernétique de Nantes (UMR 6597) Université de Nantes, Centre Francois Viète Epistémologie, Histoire des sciences et des techniques (EA 1161) UTT : Université de Technologie de troyes, lnstitut Charles Delaunay (UMR 6281) UTC : Université de Technologie de Compiègne, Laboratoire Roberval (UMR 7337) Et deux partenaires industriels :

DeltaCAD, PME innovante dans le domaine des Sciences de l’Ingénieur MCC Héritage, PME de conseil spécialisée en conservation et valorisation patrimonial De plus, des utilisateurs finaux permettant de valider la démarche et de mettre en œuvre le processus sur des objets patrimoniaux ciblés viennent compléter le Consortium :

Ministère de la Culture et de la Communication – Direction générale des Patrimoines – Mission Inventaire général du patrimoine culturel Musée des Arts-et-Métiers

ÉCOLE CENTRALE DE NANTES, LABORATOIRE DES SCIENCES DU NUMÉRIQUE DE NANTES (UMR 6004) (ex : INSTITUT DE RECHERCHE EN COMMUNICATION ET CYBERNÉTIQUE DE NANTES (UMR 6597))

http://www.ls2n.frhttp://www.irccyn.ec-nantes.fr

L’IRCCyN possède une longue expérience dans le domaine de la rétro-conception 3D des machines anciennes [Laroche & al 2008]. Avec la nécessité d’intégrer et de capitaliser le contexte, l’équipe de recherche IS3P a développé un savoir-faire dans la gestion des connaissances patrimoniales.

Depuis une dizaine d’années, l’IRCCyN a plus spécifiquement initié avec le Centre François Viète une démarche d’analyse et de valorisation des machines et des procédés techniques anciens grâce à la rétro-conception 3D. Cette collaboration s’inscrit dans le champ des humanités numériques et de la connaissance patrimoniale au sens large [Hervy & al 2014]. L’IRCCyN et le Centre François Viète sont membres du Groupe de Recherche Consortium 3D de la TGIR Huma-Num ayant pour objectif de définir les nouveaux usages de la 3D pour le patrimoine et l’archéologie.

A noter également que cette thématique alliant les sciences de l’ingénierie du numérique et les sciences de l’humain est un axe transversal du laboratoire de recherche LS2N (Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes) qui rassemble depuis janvier 2017 l’IRCCyN et le LINA (Laboratoire d’Informatique de Nantes).

UNIVERSITÉ DE NANTES, CENTRE FRANCOIS VIÈTE EPISTÉMOLOGIE, HISTOIRE DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES (EA 1161)

http://www.cfv.univ-nantes.fr

Le Centre François Viète anime l’essentiel de la recherche en histoire des sciences et des techniques dans le Grand Ouest. A côté d’une démarche historique plus « traditionnelle » [Kerouanton 2009], elle participe à une démarche de recherche interdisciplinaire autour du numérique entre histoire des sciences et des techniques et sciences pour l’ingénieur.

Le CFV possède une longue expérience dans le domaine de l’analyse historique des objets techniques dans le cadre d’une démarche plus large en épistémologie et histoire des sciences et des techniques. Il bénéficie d’une expertise reconnue en matière de patrimoine industriel et technique en coordination régulière avec les institutions culturelles (ministère de la culture, musées…).

UTT : UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE TROYES, LNSTITUT CHARLES DELAUNAY (UMR 6281)

http://www.icd.utt.fr

L’UTT a développé une expertise dans le domaine de la rétro-conception à base d’entités fonctionnelles et d’entités de fabrication [Durupt & al 2010]. L’équipe de recherche s’est spécialisée dans l’analyse spatiale des caractéristiques géométriques de nuages de points grâce à l’utilisation d’outils de la géométrie algorithmique tels que les diagrammes de puissances, graph de Reeb… [Herlem & al 2013]. L’UTT a également développé une expertise permettant de modéliser la connaissance métier issue de cette analyse de rétro-conception.

UTC : UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE, LABORATOIRE ROBERVAL (UMR 7337)

http://roberval.utc.fr

L’équipe Système Intégrée Produit-Process possède une expertise poussée et reconnue sur le traitement de données multi-sources hétérogènes (maquette numérique, nuages de points, photos, plans…) par la mise en œuvre de technologies liées à la reconnaissance de forme complexe pour la rétro-conception d’objets techniques et de systèmes mécaniques. Le projet RéSeed permettra de consolider l’expertise acquise en déployant cette dernière dans le domaine patrimoine pour la conservation et la valorisation du patrimoine notamment industriel.

DELTACAD, PME INNOVANTE

http://www.deltacad.fr

Avec 20 salariés installés dans l’Oise, DeltaCAD est spécialisée dans l’édition de logiciels en informatique scientifique, technique et avancée. DeltaCAD est fortement impliquée dans la R&D, avec un laboratoire commun avec l’UTC (LabCom DIMEXP) travaillant sur le reverse engineering, l’intégration de données hétérogènes et le travail collaboratif. DeltaCAD a porté deux projets ANR : PHENIX et METIS ciblant le reverse engineering de composants mécaniques.

Dans le cadre du projet, DeltaCAD apportera son expertise (issue de son activité d’édition de logiciels de traitement géométrique et de reverse engineering) sur les algorithmes de traitements de nuages de points dans le cadre du WP2 et sur les méthodes de structuration des données volumineuses dans le cadre du WP1 (issue de ses réalisations de logiciels en Indexations de Données Hétérogènes et en Knowledge Based Engineering).

DeltaCAD apportera aussi l’expertise opérationnelle complémentaire de celle des laboratoires de recherche : architectures software avancées, algorithmique géométrique et indexation sémantique…

MCC HÉRITAGE, PME DE CONSEIL

http://www.mcc-heritage.com

Domiciliée à Tournon-sur-Rhône et à Paris, son cœur de métier est l’aide à la constitution de dossiers du patrimoine mondial de l’UNESCO et l’aide à la gestion de ces sites. Elle a une activité internationale de par les responsabilités anciennes de son fondateur dans le fonctionnement d’ICOMOS international comme conseiller pour l’évaluation et pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. La société MCC-Heritage entretien également des liens privilégiés avec l’Union astronomique internationale, la NASA, Parc Canada ou l’Académie des sciences de Russie.

MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

http://www.culturecommunication.gouv.fr

Un projet d’inventaire du patrimoine astronomique a été initié depuis plusieurs années. Les dernières recherches ont fait émerger la nécessité (ou non) d’une numérisation de ce patrimoine ; entre autre une expérimentation de modélisation 3D à partir de plans historiques et de relevés de terrain a été réalisée sur certains bâtiments d’observation et leur instrumentation à l’Observatoire de Besançon, ainsi qu’à l’observatoire de Nice.

La question épistémologique qui se pose est celle de la généricité des instruments d’observation (cercles méridiens, lunettes équatoriales coudées…) ; la question s’avère également pertinente pour le site et l’observatoire astronomique lui-même. Chaque objet patrimonial est unique mais il est quand même possible de s’interroger sur un système explicatif permettant des généricités typologiques ou fonctionnelles.

Le modèle 3D peut alors devenir un outil de compréhension ; cependant, au regard de la déontologie patrimoniale, il n’est pas question de reconcevoir les objets par un modèle 3D idéalisé. L’approche consiste donc à inventer un « nouveau modèle d’usage 3D » issu du nuage de points mais structuré sémantiquement. Les 4 grands axes du patrimoine pourront alors être démontrés : connaissance, protection, restauration, valorisation.

MUSÉE DES ARTS-ET-MÉTIERS

http://www.arts-et-metiers.net

Le Musée des Arts et Métiers est né en 1794 de la volonté de l’Abbé Grégoire de montrer au peuple les machines les plus remarquables, comme le Louvre montrait les tableaux et sculptures et le Museum, les plantes et les animaux. Le musée possède aujourd’hui une collection de plus de 80 000 objets, qui représentent l’ensemble des sciences et des techniques du 18ème au 21ème siècle. Les plus spectaculaires sont visibles dans l’ancien monastère de Saint Martin, totalement restauré en 2000. Les autres sont entreposés dans des réserves à St Denis, qui comptent parmi les plus sophistiquées de France.

Les activités du musée ne reposent pas seulement sur les collections permanentes et leur présentation par des médiateurs spécialisés. Deux grandes expositions annuelles, de multiples conférences et événements, des visites thématiques scandent la vie du musée, qui se développe également sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, le Musée anime des réseaux sur l’ensemble du territoire, en lien avec des laboratoires universitaires. Il développe ainsi une mission nationale de sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain (PATSTEC) financée par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le CNAM. Plus de 17 000 objets scientifiques et techniques ont été sauvés de la destruction depuis 12 ans.

Des programmes menés avec le réseau AIP-Primeca ont, par exemple en Auvergne permis d’associer un laboratoire de recherche de mécanique et la mission Patstec locale (Musée Lecoq) pour garder et montrer un ensemble de documents, d’objets anciens et contemporains en fonctionnement et en lien avec la mécanique dans une base de données constituée avec plusieurs universités européennes.